02 juillet 2007
happy birthday to me!
comme j'aime bien qu'on me le souhaite, j'ai une forte tendance à répéter à la face du monde que mon anniversaire approche, ou mieux, que c'est aujourd'hui! et donc, laissez-moi vous répéter que mon anniversaire, c'est aujourd'hui! -ah bon? -oui! -ben je le savais pas! -et pourtant si! -eh les gens, écoutez tous,aujourd'hui c'est l'anniversaire de mercutio! -oui, voila, faut le dire à tout le monde! -c'est quoi aujourd'hui? -mon anniversaire, l'anniversaire de mercutio! -c'est quand? -ben aujourd'hui!
ce qu'il y a de bien avec mon anniversaire, c'est que c'est le 2 juillet. c'est presque 6 mois jour pour jour après noel. comme ça, j'ai pas un cadeau qui sert aux deux.
ce qu'il y a de pas bien avec mon anniversaire, c'est que c'était pendant l'été, alors quand j'étais au collège, j'avais du mal à organiser des fêtes avec tout le monde, parce qu'à l'époque (oui, je suis né sous pompidou, et je vous emmerde! n'ai aucun problème avec ça!) à l'époque, donc, les vacances était bien avant le 30 juin!
ce qu'il y a de bien, avec mon anniversaire, c'est que j'ai des cadeaux... comment? qui a dit comme tout le monde? oh non, pas comme tout le monde monsieur, sachez qu'il y a des gens qui n'ont pas de cadeau à leur anniversaire monsieur, et qui sont malheureux, et que c'est pas bien de les oublier, et on ne peut pas rire avec le malheur des gens comme ça, monsieur!
en même temps, moi je m'en fous, j'ai des cadeaux!
ce qu'il y a de pas bien avec mon anniversaire, c'est que j'en ai qu'un.
17 juin 2007
bonne fête papa
aujourd'hui c'est la fête des pères. alors bonne fête mon petit papa chéri (les garçons écrivent pas assez souvent ce genre de choses, ils trouvent que ça fait trop bouffeur de yaourts!)
quand j'étais petit (oui, je n'étais pas grand, et je faisais voir mes fesses à tous les passants, ne m'interrompez pas, c'est franchement pas le sujet du jour!) donc, quand j'étais petit, en maternelle, j'avais appris une très jolie chanson pour la fête des pères. je ne sais pas si mon institutrice avait perdu son papa en couches ou si elle avait, envers les hommes en général, et les pères en particulier, une animosité exacerbée, mais voila les paroles de cette très jolie contine:
mon papa est merveilleux, il n'y a pas mieux
(jusque là, ça va)
je l'entends dans la maison crier mon prénom
(bon, là, déjà, il m'appelle pas, il gueule!)
il sait tout faire il est le plus fort, mais quand il est en colère je m'en vais dehors
(voila. mon père est un bourrin qui gueule tellement fort qu'il oblige ses gosses à s'enfuir dans la rue. belle vision de la paternité. et moi, pauvre petit ange innocent, je chantais ça à mon papa. sans savoir que je le traitais de brute épaisse. des fois, les institutrices, c'est vraiment des salopes!!!)
bonne fête à tous les papas
20 décembre 2006
le noel rêvé...
vous avez du vous rendre compte à quel point j'aimais noel (la preuve, j'en ai fait un spectacle)... et bien, en voici aujourd'hui la raison. et, je vous préviens, vous allez baver de jalousie... si si. je vous jure. vous ne me croyez pas? bon. je vais vous raconter ce qu'étaient les 25 décembre de mon enfance, et on en reparle après...
il était une fois, un petit garçon, adorable, mignon et tout et tout, qu'on appelait p'tit mercutio. chaque année, comme tous les autres petits enfants, il attendait le jour de noel avec impatience. le calendrier de l'avent, le sapin, les décorations de noel, le soir du réveillon, la nuit d'avant noel (pendant laquelle il dormait très mal, parce qu'il était trop énervé à l'attente du père noel), le matin de noel, la découverte des cadeaux sous le sapin, les rires et cris de joie, tout ça, p'tit mercutio, tout ça, il a connu, comme les autres enfants. (je parle des enfants heureux. certains enfants sont très malheureux, parce qu'ils sont très sages toute l'année, et que le père noel oublie tout de même de venir les visiter...)
mais ce qu'avait en plus p'tit mercutio, c'était le jour du 25 décembre. parce qu'il allait manger chez son papi et sa mami (et là aussi le père noel était passé) et qu'il y retrouvait ses cousins et ses cousines... et savez-vous ce que faisaient tous ces enfants heureux, après le repas de noel? ils allaient dans le magasin de leurs grands-parents, qui était juste à côté de la maison... et ce n'était pas n'importe quel magasin... non... c'était un magasin de jouets!!!
ouiiiiiiiiiiiiiiiiii! un magasin immense de jouets rien que pour nous, dix enfants du même âge dans un magasin fermé, rien que pour nous, avec tous les paquets déjà ouverts (évidemment, le lendemain du 24 décembre!) toute la journée, on jouait avec les cadeaux que nous n'avions pas demandé à noel, mais qui nous faisaient envie quand même...
le PA-RA-DIS!!!
un jour, les grands-parents prirent leur retraite, et p'tit mercutio devint grand et s'appela mercutio. et il rencontra sa princesse. l'histoire de la princesse est plus triste. elle, elle n'a pas de cousin et cousine. et puis ses parents n'allaient pas voir leur famille à noel. elle, la p'tite princesse, fille unique, elle restait toute seule avec son papa et sa maman, le jour de noel, et entendait les cris des autres enfants qui s'amusaient ensemble, dans les jardins d'à côté. pour elle, noel était joyeux, il y avait le sapin, les cadeaux et tout et tout, mais ce n'était pas la même fête du tout.
c'est pour ça que cette année, nous allons réunir nos deux familles, à ma princesse et à moi. avec style ancien et sa crapule. on fera une vraie grosse fête de noel, avec plein de monde, le sapin qui déborde de cadeaux, tellement qu'on ne le voit plus, un gros repas joyeux où on fera des jeux à la fin, bref une belle grosse fête de noel comme on a envie que tout le monde en passe!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
je me suis laissé embarqué par mon enthousiasme. et vous, c'est quoi vos repas de noel? vos souvenirs d'enfance sont joyeux? ou plutôt mélancoliques? vous les faites avec qui, les repas du 24 et du 25 décembre?
ps: l'illustration est une broderie etamine de lin - point de croix, que vous pouvez (si vous êtes vraiment passioné(e), hein!) vous procurer ici... ;o)))))
28 novembre 2006
le sapin de noel
et puis vient le mois de décembre... les matins s'habillent de froid, les jours paraissent tellement courts que l'on compte les heures de lumière naturelle, on sort les bouillotes, on recommence à manger des plats dégoulinant de fromage, on fait les bilans de l'année...
et surtout, en début de mois... on fait le sapin!!!
d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé noel. je pense que vous allez le comprendre ce mois-ci...
et pour moi, noel commence au début du mois, je jour où on fait le sapin...
c'est un jour pas comme les autres, le jour du sapin. on a descendu la grande boite rangée depuis janvier, la grande boite pleine de souvenirs et de guirlandes. dedans, des objets symboliques de votre passé... les boules hideuses de votre jeunesse et les guirlandes effritées font bien pâle figure à côté de ces grandes décorations rachetées ces dernières années. mais cette étoile déformée, rafistolée et même un peu cassée, vous la mettrez quand même: elle a toujours été sur vos sapins!
d'ailleurs, le sapin... pendant des lustres, vous n'avez juré que par un arbre, un vrai; votre papa, chaque année, s'arrangeait pour en acheter un qu'il pourrait replanter ensuite dans son jardin. certains survécurent, d'autres eurent moins de chance.
mais depuis que vous vivez en appartement, vous avez cédé (misère!) à la mode du préfabriqué plastique à installer soi-même! tant pis, vous ne voulez pas bouder votre plaisir, pas aujourd'hui, pas le jour du sapin... vous mettez vos cds de chants de noel, vous faites du vide dans votre salon, et vous voila parti pour un bonheur simple!
faire un sapin de noel tout seul est triste, le faire à plus d'une personne (surtout quand l'autre est son frère chéri) nécessite l'art de la concession et de la patience. parce que "c'est moi qui mettrai cette guirlande, t'as mis l'autre rouge, alors celle-ci c'est moi!", et également "non cette boule ne va pas là, tu vois bien que c'est surchargé déjà", et puis parfois aussi "non, c'est pas vrai que t'as racheté une nouvelle guirlande, mais tu trouves qu'il n'y en a pas assez?!?!" (tiens, papa vient de se joindre à nous!!!)
mais rien ne vous fera bouder votre plaisir: vous faites le sapin.
avec ma princesse, c'est un moment doux, une soirée intime que nous avons programmé tous les deux... on va éclairer la pièce uniquement avec des bougies, et puis on va sortir tout ce qu'il y a dans la boite (on peut largement décorer deux sapins, je suis comme ma maman, j'adore racheter de ces trucs-là!)
et à la fin, on placera le petit train électrique autour de l'arbre illuminé...
et vous, sapin de noel ou pas? artificiel ou naturel? et si vous avez des enfants, racontez-moi, j'adore ça...
l'illustration vient du site joyeuse-fete.com, sur lequel vous en apprendrez un peu plus sur l'historique du sapin de noel...
24 octobre 2006
"comédien, comme dustin..."
en photo: dustin hoffman dans le lauréat... le type qui m'a donné envie de devenir comédien... et n'allez pas croire que c'est en voyant cette image que je me suis dit "cool, moi aussi je veux mâter des gambettes avec les mains dans les poches, ça a l'air sympa comme boulot"...
quand j'étais petit, j'étais comme tout le monde, je voulais moi aussi faire un métier "quand je sera grand"... ben moi, de 9 à 11 ans, c'était curé, que je voulais faire! [puis après, j'ai découvert les filles, et alors finalement je suis devenu athée (ben oui, on fait les choses complètement ou on ne le les fait pas!)] ;o)))
et puis un jour, j'ai vu macadam cowboy... et j'ai su que je voulais être comédien! oui, john voight était très bien, lui aussi, mais surtout, SURTOUT, il y avait dustin... je m'en souviens, c'était sur canal+, je devais avoir 14-15 ans, et je suis tombé fou amoureux du jeu d'hoffman... il était émouvant, subtil, dérangeant, troublant de sincérité...
et peu de temps après (ma maman dirait qu'on a voulu me faire un signe quelque part), je suis tombé sur kramer contre kramer, à la télé... là, du coup, un vrai de vrai film de bouffeur de yaourts! il est beau de justesse et de sincérité, dustin, là-dedans, et que tous ceux qui disent que c'est "un film à bonnes femmes" le revoient avec un oeil social qui a tellement fait défaut au réalisateur du diable s'habille en prada... à l'époque, la femme avait tous les droits ou presque sur l'enfant, et cette adaptation de l'excellent roman "le droit du père" du journaliste avery coreman (prix pullitzer pour ce livre) allait jeté un énorme pavé dans la mare et contribuer au changement de mentalité...
et je vous jure que le jeu de dustin hoffman y est pour beaucoup (il était aussi aidé, lui, par un brillantissime réalisateur... les deux scènes muettes de petit déjeuner du milieu et de la fin du film sont des bijoux!)
bref, je m'égare... je décidai de me ruer sur la filmographie d'hoffman... et je prenais claques sur claques!
dans little big man, il impose une force mélangée à une juvénilité (qu'on peut mettre au crédit de son visage d'une grande jeunesse - il a 32 ans et joue des rôles de 20 ans);
dans tootsie, il démontre un fantastique talent de comédie, en cherchant la plus grande sincérité dans son combat pour la femme...
dans les hommes du président, il joue carl bernstein, un des deux journalistes qui a dénoncé le scandale du watergate... un des meilleurs films politiques jamais réalisés...
dans les chiens de paille, dans marathon man, dans lenny, dustin hoffman est magnifique, et passe une décennie (les 70's) royale!
avec, pour moi, son point culminant: son personnage de louis dega dans le grandiose papillon, au côté de steve mcqueen... c'est bien simple, je ne voulais plus faire le même métier que dustin hoffman, je voulais être dustin hoffman!!!
alors la chose que j'ai du le plus attendre au monde, c'est la sortie au cinéma de rain man...
rain man, ça a longtemps été mon film préféré de dustin hoffman (même si aujourd'hui je préfère la subtilité de son jeu dans kramer...), et ça a même longtemps été mon film préféré tout court! la richesse de ses propositions, sa maitrise technique et son combat pour la perfection sont visibles dans chaque plan... je ne voulais plus être dustin hoffman, je voulais être rain man!!!! (oui, c'était un peu confus, dans ma tête, mais à ma décharge, je n'avais que 15 ans!)
et pour finir...
pour finir, je ne suis plus fan de dustin hoffman... ses films des 15 dernières années m'ont déçu, et même s'il retrouve parfois un peu de son génie, on sent que dans son jeu, il n'y a plus de combat, ni de désir de pousser son talent au-delà de ses limites... mais il reste néammoins la personne qui m'a poussé, malgré elle, à faire le métier que j'exerce aujourd'hui... alors, je pense qu'il méritait quand même que je lui rende un petit hommage ici...
et vous, quelqu'un vous a inspiré pour votre travail ou votre vie de tous les jours?
18 septembre 2006
passe ton cp d'abord!
albert einstein jeune (avec sa soeur. sa soeur, c'est celle qui a une robe. je le dis, parce que dans mes lecteurs, il n'y a pas que des einstein en herbe. loin de là).
lorsque j'étais en cp...
un ado (dans le genre pas "einstein en herbe", si vous voyez ce que je veux dire; il se fout de ma gueule): ouah!!!... ton cp!!! c'était au moins le siècle dernier!!!
moi, mercutio (tout de suite, je comprends que ça va être long): oui, le vingtième siècle... comme ton cp à toi... enfin, si tu l'as passé...
l'ado boutonneux (je sens que ça le déconcerte un peu): ah ouais? (il se ressaisit) oui, mais toi, en ton temps, on disait pas cp, puis t'avais pas école le jeudi... (il rit de sa belle voix qui mue)
moi, mercutio (il m'en faut beaucoup pour me vexer, mais peu pour me souvenir que je suis né sous la peine de mort!!!): non, je suis né en 73, et on disait déjà cp...
l'ado (appareil dentaire et peau graisseuse): 73!!! ouaaahhhh! t'es né sous de gaulle!
moi, mercutio (je pense: "mais que foutent-ils en histoire, ces morveux?" mais dit, non sans un sourire narquois): non, sous pompidou... ça te dit quelque chose?
l'ado (le pantalon trop bas laisse entrevoir un magnifique caleçon dont la fraicheur laisse probablement à désirer): pompadour!!! ouahhh! c'est encore pire!
je plante ce magnifique éphèbe à la bouche joliment fleurie d'une moustache noire, jamais rasée et particulièrement inesthétique, pour revenir à mon mouton (oui, j'en n'ai qu'un, à force qu'ils arrêtent pas de remettre des ours des pyrénées à l'état prépubère dans mon champ de compétence!)
lorsque je sortis, DONC, de la maternelle pour aller "chez les grands", j'avais dans ma classe un garçon (dont je ne vous donnerai pas le nom, parce que rien que ça, ça prête à rire. appelons-le "freddy") qui avait déjà redoublé deux fois son cp!
c'était son troisième!!! on peut dire qu'il ne partait pas gagnant, le gamin...
mon instituteur s'appelait monsieur erceau (dans un élan d'humour précoce, nous le baptisions fort judicieusement monsieur cerceau) et c'était son année de départ à la retraite; lui était né pendant la première guerre mondiale!!! autant vous dire que c'était la vieille méthode.
aussi, lorsqu'en plein exercice, nous entendions mon ami "freddy-le-cp-en-3-ans-sinon-rien" jouer aux petites voitures, tout fort, sur sa table, n'étions-nous pas étonnés de voir monsieur cerceau sortir sa longue baguette en bambou pour frapper notre camarade! (seulement, comme tous les cancres sont installés en fond de classe, l'instituteur frappait du même coup toutes les premières rangées... c'était sa notion de punition collective!)
si je vous parle de ça, c'est que j'ai dans mes élèves de théâtre cette année, le contraire de freddy... (pour ceux qui ne le savent pas, j'interviens dans un lycée pour des cours de théâtre)... parmi les secondes qui se présentent à moi, je vois un tout jeune garçon, thomas, un peu gauche, et lorsque je lui demande son âge, il me répond: "treize ans"! alors moi de m'étonner: "treize ans! tu as sauté des classes?" et lui de rétorquer, tout tranquillou: "oui... j'ai pas fait de cp ni de ce1"!!!
de la grande section au ce2!!! et il a 15 de moyenne! s'ils étaient de la même année de naissance, freddy serait passé en ce1 la même année que thomas passait au collège! étonnant, non?
mes respects, en harmonie
30 août 2006
amour de jeunesse
en photo: andre agassi. oui, je sais, ce n'est pas la photo la plus récente de lui, et ce n'est pas non plus celle où vous préférez sa coiffure... mais parlons un peu de ce champion hors du commun qui est resté à côté de nous pendant seize ans!!!
laissez-moi vous parler d'un de mes amours de jeunesse. oh non, je ne suis toujours pas homosexuel, et cet amour-là n'est pas même platonique: il est admiratif... je n'ai jamais été fan de tennis, et la plupart des matches ne m'intéressent que très très peu...
mais quand dédé jouait...
j'avais 17 ans, j'étais au lycée, et par hasard agassi jouait ses matches entre midi et deux heures, pendant la pause déjeuner. avec mon meilleur ami, on regardait ce jeune type, à peine plus vieux que nous, avec cette coiffure que nous ne lui enviions pas, mais qui rajoutait à sa personnalité. il avait des tenues d'une autre couleur, il souriait tout le temps, il était le gamin qui s'en fichait des convenances, mais qui, à la fois, applaudissait systématiquement ses adversaires quand il appréciait leurs gestes... un héros, pour nous...
il était beau (oui, même avec cette coiffure, mais je vous rappelle qu'à l'époque, c'était la mode - et j'aimerais bien savoir quel malade l'avait lancée, d'ailleurs!), il était talentueux, le public était fou de lui, les commentateurs l'adoraient, il signait des contrats avec les plus grandes marques, il allait bientôt sortir avec brooke shields, la petite fiancée de l'amérique... il était agassi!
mais il ne gagnait pas assez, vu son énorme potentiel!
alors il a eu un creux... un immense vide dans sa carrière, qui a profité à pete sempras, immense joueur également, mais tellement moins glamour... agassi a sombré, et tout le monde a cru que sa carrière était bien finie... mais en sombrant, il avait du emporter un masque et un tuba, parce qu'il refit surface...
et il gagna tous les tournois du grand chelem! là où sampras, mc enroe, connors, borg, tous avaient échoué, ce que n'a toujours pas réussi federer, agassi l'a fait! parfois dans la douleur, mais il l'a fait!
je suis heureux que mon héros de jeunesse n'était pas un monstre sans âme, dénué d'intérêt, de talent et de superpouvoir...
mon héros de jeunesse, c'était agassi!
aujourd'hui (et c'est pour ça que je vous en parle), il participe à son dernier tournoi professionnel, à l'US open... et c'est encore une telle générosité! bien sûr, il y a peu de chance qu'il le gagne encore une fois - il vient de passer le premier tour en battant difficilement pavel, un roumain, avec trois tie-breaks! - mais si vous avez vu l'hommage du public!
je ne dirais pas que tous ces spectateurs étaient venus voir le dernier match d'agassi, mais ils savaient tous que ça pouvait l'être... et bien, agassi les a salués comme si ça l'était! c'était des vrais remerciements, pas polis, non, mais amoureux, passionnés, longs et sincères! le salut, pour un comédien - qui plus est prof de théâtre, ce qui est mon cas - n'est pas une façon de finir la pièce... c'est un remerciement sincère que l'acteur - ou le sportif - doit faire au public de l'avoir regardé et/ou écouté... le salut doit être humble et chaleureux (ce qu'a oublié parfois l'équipe de france de foot, récemment, en début de coupe du monde)...
andre agassi sait mieux saluer que n'importe quel sportif, et même et surtout, n'importe quel comédien que je connaisse... mon vieux héros de jeunesse l'est encore aujourd'hui... pour quelques balles encore...
essayez de voir son dernier salut, je vous parie tout ce que j'ai dans les poches que vous serez ému(e)(s)!
mes respects, en harmonie...
21 juillet 2006
la nostalgie des tendres années
en photo: une américaine dessinée par des japonais... c'est un peu une parabole de la vie de general motors qu'on avait sous les yeux, en fait...
là, je vais définitivement me faire traiter de bouffeur de yaourt!
oui, quand j'étais petit, je m'intéressais évidemment à goldorak, albator ou capitaine flam, parce que, quand même, j'étais un garçon, et que les petits garçons ça veut sauver la planète terre avec des pistolets lasers et gagner la finale de la coupe du monde de football... oui oui oui, je sais tout ça...
mais moi, aussi, un peu, je dois l'avouer... j'aimais candy.
je ne vais pas me justifier, juste dire que j'ai la chanson du générique de fin dans la tête depuis que j'ai revu un épisode (chanté par dominique poulain, qui faisait la voix off dans candy)...
c'est d'ailleurs difficile (impossible?) de pouvoir revoir ces (147!) épisodes, puisqu'un procès oppose depuis des années les différents créateurs de la série, empêchant de la sortir en dvd...
quant à la chanson, si vous voulez l'entendre - celle-ci ou toute autre générique de série ou dessin animé que vous avez adorés, rendez-vous sur coucoucircus...
ce site ravira sûrement la génération bloubiboulga dans laquelle je ne me retrouve pas du tout (même si j'adore réentendre certaines chansons, attention, rien à voir)...
mais pour moi, casimir, c'est ce monstre gentil qui peuplait mes soirées d'enfance, et non ce comédien devenu ringard qui bougeait à 60 ou 70 balais devant des gamins de 20/30 ans dans des soirées débiles...
une fille (avec qui j'aurais pu sortir mais ça n'est pas le cas, je n'aurais pas supporté): dis, si on se faisait une soirée casimir? !!! Waooooouuuuuuuu! ça serait géééénniiiiaaaaalllllllll!!!!
moi, mercutio (je n'ose pas trop dire non, déjà que je me demande ce que je fous virtuellement avec elle): ben... ouais... enfin... si tu veux...
elle (je viens de l'imaginer à l'instant, et je déteste déjà quand elle fait ça): Waooooouuuuuuuu! c'est géééénniiiiaaaaalllllllll!!!!
moi, mercutio (toujours pragmatique en pareille occasion): bon... on s'habille comment?
elle (je jure que je suis jamais sorti avec une fille aussi truffe): moi je m'habille en maya l'abeille!!! wwwwaaaouuuuuuu!
moi, mercutio (je cache mon dépit): ouais ouais ouais... super... tu préfèrerais pas plutôt t'habiller en Cat's eyes, nan? (pour ceux qui connaissent pas, des filles toujours habillées en lycra, avec des silhouettes parfaites et des seins dépaysants; ben oui, je me crée une ex virtuelle, déjà qu'elle est con, autant qu'elle soit bien faite!)
elle (qui est vraiment con, je confirme): et toi, en inspecteur gadget!!! wwwoaaaouuuuuuuuu!!!!
ça s'est calmé, d'ailleurs, ces conneries. de faire des soirées goubiboulga... tant mieux...
c'était ridicule.
je crois qu'il y a une explication à la fin de cette bêtise. ça a commencé il y a dix ans, c'était la génération 20-30 ans, qui regrettait ses tendres années... et maintenant, cette génération est devenue celle des 30-40 ans, qui regrette surtout ses 20-30 ans...
ben oui...
parce que, comme le dit l'adage:
"non, ça n'était pas mieux, avant, de notre temps... c'est seulement qu'avant, on était jeunes..."
mes respects, en harmonie
27 juin 2006
band of brothers
en photo: deux beaux mecs, au temps où ils n'étaient que deux beaux gamins!
sur une idée brillante de deedee, qu'elle a eu sur son blog hier (voir ici) - une idée, si je peux me permettre d'être encore une fois désagréable avec cette charmante jeune femme, bien meilleure que celle qu'elle a eu ici (rhoo! je blague, quoi!) - j'ai proposé à mon petit frère, auto-blog-baptisé Style Ancien, d'écrire des posts sur bouffeur de yaourt... comme il a eu la gentillesse d'immédiatement accepter, vous voila avec deux bouffeurs de yaourts pour le prix d'un!
et croyez-moi, ça n'est vraiment pas illogique, parce qu'en terme de bouffeur de yaourt, il n'a rien à envier à votre serviteur!!!
et puis plusieurs choses m'ont convaincu du bien-fondé de la chose... d'abord, il a un formidable humour (en tout cas, moi, il me fait rire...); il a très bon goût dans ses vêtements et dans son mobilier (ce week-end, je l'ai vu expliquer à une fille pourtant très "girlie" comment appliquer de la crème sur le visage... si ça n'est pas bouffeur de yaourt, comme attitude, ça!) et puis il habite paris, je trouve bien qu'il parle des choses essentielles à voir, visiter ou même les restos sympas de la capitale... bref, ce blog n'est plus le blog de mercutio, mais bien de deux bouffeurs de yaourt, ce qui, je l'espère, augmentera sensiblement le nombre de posts et de visiteurs...
un type (qui est déjà venu, il a un rire gras que je sais pas faire à l'écrit mais qui vient du fond de la gorge où cohabite un glaire): arrh arrh arrh! quand il appelle pas sa mère, il appelle son frère... regardez, vous autres, c'est un bébé, il appelle son frère... arrh arrh arrh!
moi, mercutio (j'aime pas ce type, il est pas sympa, en plus il me traite): non! d'abord, j'appelle pas mon frère! je l'invite!!! nuance!
le type (en regardant par mégarde l'intérieur de sa bouche, on voit le glaire vert, et la nausée vous monte): arrh arrh arrh! ouais ouais ouais... c'est ça... vous serez deux maintenant à appeler votre mère! arrh arrh arrrrrrhhhhhhh!
moi, mercutio (il ne faut pas que je m'énerve tout le temps, le docteur guilbaud me l'a dit, c'est pas bon pour mon coeur): arrête! tu me fais la honte devant tout le monde, là! allez, faut pas rester ici, tu retournes sur ton skyblog, et tu nous ennuies plus!...
le type (il s'en va, j'ai même pas eu à crier, c'est trop bien): arrrrrhhhh arrrrrhhhhhh arrrrrrhhhhhhhhhh!
moi, mercutio (vomir)
bon, ben voila... dans l'espoir que vous appréciiez l'écriture de mon petit frère... notre première décision commune est de changer très bientôt la mise en page du blog... on en reparlera
mes respects, en harmonie
09 juin 2006
la bouche d'elvis
en photo: un type qui peut être content d'être mort avant de voir sa fille épouser michael jackson!
non, je ne poste pas aujourd'hui pour soutenir devant vous que "si, le king est vivant, il vit dans une grotte coupée du monde en arizona, mais il revient parfois parmi les humains pour prophétiser la bonne parole, joignez-vous à notre église, alleluhia mes frères!"; pas plus que je n'écris pour vous avouer que j'écoute un cd du pelvis en boucle dans ma voiture cette semaine (oh, la vache, j'en bouffe, moi, du yogourt!); et non, ce n'est pas pour parler de sa fille (shootée), de sa femme (re-re-re-re-liftée) ou de ses fans (parfois lobotomisés!)
nan! mon billet d'aujourd'hui porte sur un de mes amours de lycée (qu'on appellera MB parce que j'ai envie qu'on l'appelle comme ça!), qui était très jolie et qui avait la bouche d'elvis!
(hein? pas glamour?!!! pas glamour la bouche d'elvis?!? t'as vu ta gueule, toi, lectrice boutonneuse ou ménoposée, et toi lecteur ventripotent ou appareillé de la dent?!? elvis avait une bouche super glamour, et MB avait sa bouche!)
j'ai repensé à MB hier soir en écoutant elvis dans ma voiture. Ben 'ui, j'suis rentré tard, et quand il est tard, il m'arrive de penser... allez, je vous raconte tout, je sens que vous brûlez de savoir...
si j'avais un journal intime, je crois que mes histoires seraient aussi niaises que celles de la méchante...
MB était sorti avec un garçon qui l'avait laissé tomber comme une m...e, et ce garçon se trouvait être mon meilleur ami... moi, (curieusement?), je me suis rapproché de MB tout de suite après... on passait tout notre temps ensemble, elle était très très jolie d'ailleurs (avec la bouche d'elvis, je vous l'avais dit?) et tout le monde croyait qu'on sortait ensemble! et ben non! parce que un jour, mon "copain" m'a dit qu'il n'en avait rien à faire de cette fille, mais qu'il trouvait dégueulasse pour lui que je m'intéresse à elle! (alors là, je me rends compte que ce que j'écris n'est plus du niveau d'un bouffeur de yaourt, mais bel et bien d'une fille de 14 ans!) bref je suis jamais sorti avec elle, mais à l'époque, comme je savais dans quel coin elle habitait, mais pas exactement où, je faisais des tours et des tours dans son quartier en mobylette pour espérer la voir... j'était mignon, à 15 ans, nan?
tybalt (qui se trouve être la mauvaise conscience de mercutio, vous allez vite apprendre à la connaître): j'étais con, oui! mais fallait l'emballer, bordel! franchement, t'as toujours été un bouffeur de yaourt! quelle plaie! le nombre de filles que je me serais fait si j'avais pas été si niais! trop con! (oui, ma consience est vulgaire!)
voilà... bon, j'y songe pas plus que ça, hein! j'y avais même pas pensé depuis des années... je suis très heureux en amour, merci beaucoup, et je n'ai pas soupiré d'un quelconque manque... (car comme dit ma maman: "âme qui soupire n'a pas ce qu'elle désire!")
c'est parce que j'écoutais un cd du "king", hier soir, tard dans ma voiture... et que quand même, MB... elle avait la bouche d'elvis! (je vous l'avais déjà dit?)
allez, mes respects, en harmonie
