17 janvier 2007
les fourberies de scapin
oui, je sais je vous ai délaissé depuis une semaine. mais c'est parce que j'ai une bonne excuse, monsieur. j'ai été très malade, et puis ma mère elle voulait pas que je sorte, et puis mon chien avait mangé mon devoir de maths... hein? pas terrible comme excuse? bon, allez je vous dis pourquoi je suis débordé au point de vous délaisser...
je parle de moi, c'est un truc qui m'intéresse.
bon, allez zou, j'y vais: c'est plutôt une bonne nouvelle, je suis un comédien qui joue. enfin, pour l'instant, hein... oui, parce qu'on ne peut pas vraiment dire que mon métier, ce soit la sécurité de l'emploi...
où en étais-je? ah oui... et justement, en ce moment, je suis vraiment débordé parce que je cumule les cours que je donne et les représentations des fourberies de scapin.
de molière.
(je le dis pour les incultes qui auraient passé leurs cours de français de 5ème et 4ème à s'enfoncer des boulettes de colle dans le nez!)
nous jouons la pièce à trois. trois hommes.
pour justifier ce parti pris, nous prétextons l'absence du deuxième camion, dans lequel se trouvait le reste des décors et des comédiens (et comédiennes). et comme nous sommes des grands malades, on dis au public que c'est pas grave, on ne va pas annuler la représentation, on l'a jouée suffisament, cette pièce, on y va, on reprend tous les rôles, on est des fous!! et zou, fouette cocher!
(je tiens à préciser ici, et devant tout le monde, qu'en fait on annulerait la pièce, faut pas être con non plus, un comédien se met assez en danger comme ça quand il a bossé son rôle, là ça serait du suicide pur!!)
voilà, vous savez pourquoi je vous délaisse. mais ce n'est que provisoire, je vous rassure. dès demain, je reviens avec plus de posts, plus de conseils, plus de plus, et moins de boulettes de colle dans le nez!
promis!
18 décembre 2006
un chant de noel
l'affiche de la pièce un chant de noel. spectacle génial, formidable, qu'il faut à tout prix aller voir. et je dis ça en tout objectivité. rien à voir avec le fait que ce soit moi qui en soit le créateur et le metteur en scène!
si vous ne le saviez pas (et dans ce cas-là, vous irez également visiter le site que je vous propose aujourd'hui, vous en saurez plus sur moi), je suis comédien. et comme c'est noel dans quelques jours, je vous envoie vers un blog que l'association ariel & caliban (euh... dont je suis fondateur et directeur artistique, aussi vous invite-je à vous rendre sur son site également!) vient de créer...
un chant de noel est une pièce que j'ai adaptée d'une nouvelle de charles dickens. c'est un conte fantastique, avec des personnages magiques et une chorale qui interprète des chants de noel... je ne saurais vous dire à quel point c'est beau (n'étant absolument pas objectif!!!!) et vous engager à aller voir ce spectacle.
bon, évidemment, c'est à noirmoutier (donc éloigné de tout) et ça se joue les 27 et 28 décembre - autant dire en plein pendant les fêtes... mais si vous êtes dans la région, venez applaudir les 22 artistes sur scène, je vous promets que vous ne serez pas déçu... du reste, comme vous le verrez sur le site du chant de noel, nous pourrons converser ensemble juste après la représentation, et vous pourrez me faire part de vos reproches si, par malheur, vous considériez avoir été trahi(e)...
bon, je ne peux pas mieux vous vendre mon spectacle, sachez qu'il occupe énormément de mon temps, qu'il se joue donc mercredi 27 et jeudi 28 décembre 2006 aux salorges, à noirmoutier, à 15h00 et 20h30, et qu'il y a (je l'espère) suffisament de niveaux de lecture pour que petits et grands y trouvent leur compte...
pour aller visiter le site du chant de noel, c'est ici...
16 novembre 2006
message à une étoile
depuis deux mois, je faisais travailler le jeu théâtral d'une troupe amateur de comédies musicales, sigma; leur spectacle avait lieu ce week-end. juste après la dernière, samedi soir, la chorégraphe de la troupe s'est fait tuer chez elle. peut-être un crime passionnel.
je vous demande de me pardonner de me servir de ce billet pour m'adresser à elle, mais c'est ce que j'ai trouvé de plus soulageant ce matin.
à Aurélie...
On dit qu'il y a, là-haut, sur la voûte céleste, autant d'étoiles que d'artistes sur notre terre...
Des centaines de millions de petits points brillants pour autant d'enfants de nos muses d'antan...
Alors j'ai parlé à un papillon pour qu'il monte tout là-haut jusqu'à toi, et te souffle à ton oreille d'étoile ces quelques mots... D'un papillon à une étoile... Comme dans la chanson...
Quiconque t'as vue sur scène, petit astre, quiconque t'as vue danser se souviendra de toi. Ton art transpirait la passion, l'énergie, l'implication... ça n'est pas le moindre des compliments, pour une étoile.
Tu ne cherchais pas à tirer la couverture céleste à toi: ce n'était pas ton genre, et nul besoin d'être de ta constellation pour le savoir. Cela se voyait. C'était éclatant d'évidence.
Tu servais le spectacle, consciente, peut-être plus que tout autre, que Cassiopée a besoin de toutes ses étoiles pour faire un W...
On dit qu'il y a, là-haut, sur la voûte céleste, autant d'étoiles que d'artistes sur notre terre...
Aujourd'hui, j'ai beau observer les astres, compter et recompter même au-delà du firmament, il semble qu'il me manque une étoile.
Sûrement parce qu'il y a un voile sur mon ciel, et que ta vive étoile vient de se transformer en nébuleuse... Tu es toujours là, mais le soleil n'a plus la chance de refléter ta lumière. Et ainsi manquera-t-il quelque chose aux spectateurs qui reviendront voir les artistes... et ainsi manquera-til quelque chose aux amoureux qui s'endormiront en regardant le ciel...
Tout à coup, ta lumière leur manquera...
Il fera plus sombre.
On dit qu'il y a, là-haut, sur la voûte céleste, autant d'étoiles que d'artistes sur notre terre...
Il va nous falloir, à nous qui éclairons encore, briller un peu plus fort, pour que la chaleur de ta jolie nébuleuse, toujours présente, nous illumine encore pendant des années-lumière...
J'ai parlé à un papillon pour qu'il monte tout là-haut jusqu'à toi, te souffler à ton oreille d'étoile qu'il ne faut surtout pas t'inquiéter...
Nous savons, nous artistes, que les étoiles ne meurent jamais...
Elles se reposent.
Avant le prochain spectacle...
04 août 2006
the gift
en illustration: clemenceau. le bonhomme est né en vendée, dans le village de mouilleron-en-pareds (1300 habitants)... pour ceux qui seraient passionnés d'histoire, sachez qu'il y a dans ce village le musée des deux Victoires, ainsi appelé parce que clemenceau, qui est né là, a signé le traité de paix de la guerre 14-18 pour la france, et que le maréchal de lattre de tassigny, qui est également né là, a lui signé le traité de paix de la guerre 39-45 pour la france!... incroyable, nan?
tout d'abord, excusez-moi pour mon absence prolongée, je travaillais (voir mon précédent billet), et comme ça ne m'arrive pas si souv...
ma maman (m'interrompant, les larmes aux yeux, une nouvelle fois grossièrement): mercutio!!!!!!! mon fils!!! je croyais t'avoir perdu à tout jamais dans les tranchées!
moi, mercutio: mais non, maman, ne fais pas semblant, tu n'es pas encore venue me voir jouer, et tu veux en faire trop parce que tu n'es pas sure de venir ce soir ou la semaine prochaine...
maman (une reine de la mauvaise foi): mercutio!!!! (lire ceci d'une façon faussement outrée) comment oses-tu penser ça de ta mère... moi qui t'ai porté dans mon ventre, moi qui ai souffert à ton adolescence de toutes tes...
moi, mercutio (impatienté): tu vas venir me voir jouer ou non?
ma maman (ici, s'en suit un long silence pendant lequel elle cherche un semblant d'excuse qui ne vient pas)
moi, mercutio: c'est ce que je disais!
ma maman (vexée, elle n'aime pas avoir tort): pfff! vivement que ton frère arrive en vacances à la maison! lui, au moins, il est beau, mon fils!
moi, mercutio: ...
bon, ce dont je voulais vous parler, c'est d'un magnifique cadeau que m'a fait un des figurants du spectacle.
nous sommes dans les tranchées, et il y a une scène où chacun lit le courrier qu'il a reçu du "pays"... (d'ailleurs, à ce propos, je vous renvoie au post du 4 juillet de julie "bibliobus", "paroles de Poilus Lettres et carnets du front; 1914-1918", que j'ai commencé à lire... c'est extrêmement émouvant...)
et je suis donc sensé lire la lettre que j'ai reçu de chez moi - pendant qu'un soliste interprète une chanson sur le même thème, n'oublions pas que c'est une comédie musicale, tout de même...
un figurant qui joue un officier supérieur, nommé jean-pierre (un monsieur d'une soixantaine d'années, seul, fleuriste et homosexuel, très gentil et très sensible) m'a vu faire mon petit numéro, lors d'une répétition, d'homme triste-heureux qui pleure en relisant la lettre plusieurs fois...
à la répèt du lendemain, il est arrivé avec une vraie lettre dans les mains, me l'a tendue en me disant: "c'est une lettre que mon papa a écrit à maman pendant le guerre***... tu me ferais très plaisir si tu la lisais sur scène..."
(*** je précise: la deuxième guerre mondiale)
après m'être défendu, répliquant que j'allais l'abîmée (réponse: "qui cela intéressera-t-il après ma mort"), ou qu'il faudrait plutôt que ce soit lui qui la lise (réponse:"je préfère voir l'émotion sur ton visage"), j'accepte, honoré, et décide de ne la lire que sur scène...
bon sang! vous ne pouvez pas savoir comme j'ai pleuré... (oui, je sais , bouffeur de yaourt) c'est une lettre toute en retenue, où les mots ne sont que des choses simples et aimantes à la fois... il y a l'amour, bien sur, mais l'amour pudibond, presque puritain, cet amour qui ne dit jamais "je t'aime" mais qui l'entend toujours, l'amour qui éteint la lumière avant de se cacher sous les draps...
jean-pierre me regardait, et il pleurait de me voir lire la lettre... je sais, comme j'ai dit qu'il était homosexuel, vous pourriez vous méprendre sur ce que je viens d'écrire... mais je vous assure qu'il n'y avait aucune ambiguité...
seulement les mots d'amour d'un homme pour une femme, que leur enfant de soixante ans a voulu faire exister une dernière fois...
c'est pas beau, le théâtre?
mes respects, en harmonie
ps: au risque de me faire chambre, allez nantes!
24 juillet 2006
soldats... vainqueurs héros!!!
en photo: je vais redevenir un poilu!!! (enfin, sur scène... parce que dans la vie, pas de problème, j'en suis bien un, là il n'y a pas d'équivoque possible!)
parmi les choses passionnantes que peut faire un comédien, il y a - outre interpréter des rôles classiques et contemporains, ou faire de la postsynchro, ou donner des cours et faire des ateliers de théâtre, il y a, donc, dans la somme de plaisirs du métier de comédien, le fait de jouer dans des comédies musicales.
nombre de comédiens rejettent cette forme d'expression -très- populaire, et la cause est, malheureusement, bien compréhensible: la langue française s'accomode assez mal au phrasé de la comédie musicale (par rapport à l'anglo-saxon) et, surtout, le genre a été "beauforisé" ces dernières années par les créations françaises... bien souvent, l'esthétique prenant le pas sur l'artistique...
loin de moi l'idée ou l'envie de rentrer dans une polémique (en tout cas, pas sur ce sujet précis, c'est certain!). je prends ceci comme du travail - pour lequel j'ai d'ailleurs été engagé pour un rôle parlé et non chanté. mais comme je suis avec de passionnant chanteurs lyriques - presque tous par ailleurs professeurs de chant - j'en profite pour travailler ma voix.
clemenceau ou tranchée des baïonnettes, de jacques raveleau-duparc n'est pas à proprement parlé une comédie musicale. déjà, pas au sens où vous l'entendez (ici, pas de danse du tout); et ensuite, ce n'est pas du tout une comédie. pour tout dire, on n'y sourit que très peu. ça raconte la vie du clemenceau de 1929, à la fin de sa vie, qui se souvient de ses années de la der des der... c'est historiquement très travaillé, et très objectivement assez réussi et plutôt émouvant...
avec un formidable claude mercier dans le rôle titre, qui a énormément bossé la gestuelle du tigre...
comme nous reprenons les répétitions à partir d'aujourd'hui (nous l'avons déjà joué en novembre 2005), je vais être moins libre pour vous laisser des petits billets... mais je reviens très vite retrouver la blogosphère, c'est promis
mes respects, en harmonie
23 mai 2006
monsieur le juré
en photo: un truc que vont passer toute une bande de petits jeunes galopins, convaincus que c'est la chose la plus importante de leur vie (attendez de voir l'année prochaine en fac!!!)
lundi, mardi et mercredi dernier, avaient lieu les épreuves d'option théâtre du bac.
ces journées se passent ainsi: disons que vous êtes élève (pour certain(e)s, ça rappellera de très anciens souvenirs...)
vous passez devant un jury composé d'un comédien et d'un prof de français.
le matin, vous jouez la scène que vous avez préparée pour l'occasion. (enfin... si vous l'avez préparée! parce que certain(e)s ne doivent pas y passer beaucoup de temps...)
tout de suite après cette scène, le jury propose un "rejeu": vous devez rejouer la scène avec une toute autre intention que celle que vous veniez de proposer (par exemple, si vous aviez été triste, on peut vous demander de jouer jaloux(se), ou gai(e), ou handicapé(e)...) ceci afin de voir si vous pouvez vous adapter à une proposition de jeu, ou si vous aviez seulement appris à jouer comme on apprend à un enfant à faire les grimaces...
puis l'après-midi, vous présentez un dossier traitant du travail que vous avez accompli tout au long de l'année, avec un point de vue sur un aspect précis du théâtre (costume, décor, mire en scène,...), et vous parlez enfin des pièces que vous avez vues dans l'année... ceci pour expliquer en quoi tout ce travail a enrichi votre jeu, vos envies, votre démarche artistique...
si je vous parle de tout ça, c'est que j'étais moi-même juré au bac la semaine dernière... extrêmement enrichissant!!! (c'est d'ailleurs pour ça que j'ai posté ce billet dans la catégorie "moi sur scène": même en regardant des jeunes de 17 ans, on continue d'apprendre sur son métier de comédien... des fois, j'ai hâte d'être un vieux monsieur, parce que je sais que je jouerai mieux!)
mes respects, en harmonie
17 mai 2006
le petit prince a dit...
en photo: image d'un type qui jamais n'oubliait une question une fois qu'il l'avait posée...
« s’il te plait, dessine-moi un mouton »…
Le narrateur est un aviateur en panne au milieu du désert, et un petit garçon apparu de nulle part lui pose cette étrange question…
Bon, si je vous en parle du Petit Prince, ce n’est pas pour vous faire découvrir l’œuvre – encore que si vous ne la connaissez pas, vous devez ABSOLUMENT la découvrir le plus vite possible… et même si vous ne l’avez pas lu depuis votre tendre enfance, redécouvrez-la vite… ses différents niveaux de lecture l’autorise à prétendre être lue 10 fois dans une vie, et à chaque fois le lecteur y entendra de nouvelles choses… croyez-moi…
Non, si je vous en parle, et si je suis autant catégorique dans mes affirmations, c’est que j'en ai fait ce soir une lecture dans une bibliothèque municipale… et comme à chaque fois que je lis la nouvelle de « St Ex’ » devant des adultes, se crée un moment d'échange sur ce que les gens ont "entendu" de nouveau par rapport à la dernière fois où ils l'avaient lu...
Bon, en même temps, ce conte est vraiment une histoire pour les bouffeurs de yaourt... "et dessine-moi un mouton" - "nan, çui-là j'l'aime pas" - "dis le renard, tu veux être mon copain?" - "et si on courait tout nus dans les baobabs?" (je vous assure, ça doit faire longtemps que vous l'avez pas lu... CA Y EST !)
bon, puisque vous êtes gentils (et en espérant que la sacd ne va pas me tomber dessus pour ça), petit extrait:
- Bonjour, dit le petit prince.
-Bonjour, dit le marchand de pilules perfectionnées qui apaisent la soif. On en avale une par semaine et l'on n'éprouve plus le besoin de boire.
-Pourquoi vends-tu ça? dit le petit prince..
-C'est une grosse économie de temps, dit le marchand. Les experts ont fait des calculs. On épargne cinquante-trois minutes pas semaine.
-Et que fait-on des cinquante-trois minutes?
-On fait ce que l'on veut...
"Moi, dit le petit prince, si j'avais cinquante-trois minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine..."
(mercutio: et encore, là c'est pourri parce que c'est pas moi qui vous le lis... enfin, vous n'aviez qu'à venir à la lecture, en même temps, tant pis pour vous...)
ah, au fait... je n’oublie pas de dire que le petit prince mérité d’être lu rien que pour sa seule préface… Ma préférée au monde !
bon, ben mes respects, en harmonie, en regardant les étoiles...
08 mai 2006
faut bien manger...
Quand vous êtes aux cours de théâtre (privés ou publics, conservatoires ou non), vous travaillez sur le meilleur du théâtre. Vous jouez des scènes du répertoire classique, vous pouvez être (je prends le cas des bouffeurs de yaourts) le disgracieux cyrano, le vieil harpagon, le beau roméo et même, pour peu que vous y mettiez sincérité et point de vue, la belle juliette…
le théâtre, pendant la « scolarité » (ben oui, SCOLARITE, je vois pas ce qu’il y a de marrant !), c’est paillettes et champagne.
Puis vous plongez dans le bain, dans la vérité du quotidien…
En plus des spectacles que vous devez interpréter – je vais y revenir un peu plus le mois prochain – ou ceux que vous mettez en scène (et ça, on en reparlera plutôt à l’automne), il y a les ateliers que vous animez, pour peu que vous ayez des velléités pédagogiques… bon, les velléités, je les ai (là, on va en parler beaucoup ce mois-ci, vous allez voir)… par contre, la pédagogie…
Et enfin, il y a ce que l’on doit faire pour manger… ce qui ne nous emballe pas forcément, mais qui reste tout de même des heures de travail – mais pas forcément d’art…
Or donc, ce mois-ci, je prépare un spectacle pour le CER (comprenez : centre de gestion) qui fête son 1000ème adhérent… pas glamour, hein ?
Bon, je le fais avec deux amis, et je pense que l’on va prendre beaucoup de plaisir à répéter, mais c’est vrai qu’il me manque parfois de refaire une scène du barbier de séville ou de coriolan, comme ça, just for fun…
(soupir)
Mes respects
et en harmonie…
