bouffeur de yahourt

dans la vie, il y a les "Ham" (hommes au masculin, les vrais, les durs) et il y a... les bouffeurs de yaourt... et comme moi j'adore le sveltesse 0% à la fraise...!

20 juin 2006

sublimes comédiens handicapés mentaux

e_magine1en photo: un des comédiens de la pièce tant pis s'il pleut... si vous avez l'occasion un jour de voir cette pièce, n'hésitez pas une seule seconde!

il y a quelques jour de cela, j'ai assisté à une représentation de la pièce tant pis s'il pleut, mise en scène par philippe mirassou, de la compagnie des pays de la loire e-magine... la particularité de cette pièce, c'est qu'elle est jouée presque entièrement par des handicapés mentaux (l'exception est le metteur en scène lui-même, qui n'a que quelques mots, dont un très joli monologue, au début de pièce, et qui les accompagne à la guitare...)!

je ne vais pas mentir, c'était un moment magnifique! rarement j'ai pleuré au théâtre, et de toutes les façons, jamais autant! c'était beau, intelligent, drôle, grave, prenant, enthousiasmant, vrai...

le pitch: c'est une création - même si on retrouve des phrases extraites chez des auteurs comme duringer - où des êtres "différents" parlent de leurs souffrances, expliquent qu'ils veulent de l'amour, se questionnent à haute voix sur le rejet des autres, dansent ensemble, parlent, s'engueulent, se commandent, obéissent... ça n'est jamais traité sur un angle misérabiliste, gratuit et encore moins racoleur... c'est frais, c'est drôle, c'est spirituel, et les moments émouvants ne sont jamais inutiles...

en plus: les comédiens sont tous professionnels! hé oui! dans leur CAT, les responsables ont pris le pari qu'un handicapé pouvait être payé pour n'importe quel travail, y compris comédien! c'est courageux et ô combien mérité!!!

le salut final, à lui tout seul, est une pure merveille; c'est comme si vous aimiez un gateau et qu'on vous donnait une dernière part de la taille d'un autre gateau: les comédiens traversent la scène de fond cour à face jardin lentement, les bras écartés!... et pour les deux comédiennes qui n'avaient pas parlé, pas un mot (probablement parce que leur handicap ne leur permet pas), leur maldresse pour seulement marcher droit devient un moment d'une force, d'une puissance! toute la salle était debout, à hurler son plaisir, les yeux en larmes!

si je ne vous en avais pas parlé auparavant, c'est uniquement parce que je voulais prendre plus de renseignements sur la troupe avant de faire un post... mais j'en ai encore la chair de poule!

mes respects sincères, en harmonie quelle que soit notre identité et nos problèmes

Posté par _mercutio à 16:22 - theatre en off - Commentaires [6] - Rétroliens [1] - Permalien [#]


02 juin 2006

(re)passe ton bac d'abord

cancreen photo: une façon comme une autre pour les cancres de ne pas lire le blog de bouffeur de yaourt (même si ce n'est pas une excuse!!!)

bien, je tiens à le préciser tout de suite: ce n'est pas que je fasse une fixation là-dessus, mais je vais reparler du bac...

un type (que vous connaissez pas): deux fois en 15 jours! tu deviens nostalgique à l'approche de tes 33 ans, mercutio?! arrh arrh arrh !!! (rire gras que je sais pas faire à l'écrit mais qui vient du fond de la gorge où cohabite un glaire)... 33 ans! l'âge du christ! arrh arrh arrh!
moi, mercutio (qui veut garder la face quand même): ben non, c'est pas ça, mais j'ai des trucs à raconter sur les gens qui ont des problèmes à passer les examens, voilà tout...
le même type (que vous ne perdez rien à ne pas connaître): arrh arrh arrh! ta mère va encore se pointer! vas-y, fais nous ton discours (s'adressant à vous) vous allez voir, sa mère va se pointer!
moi, mercutio (m'énervant, parce que c'est quand même mon blog): mais non, dis donc, t'arrête ça tout de suite! tu ne parles pas à mes lecteurs comme ça!!! je vais te demander de partir maintenant, pour le bien-être de tout le monde! espèce de... sac à patates!
un type (appelons-le françois f. pour que ce soit plus clair): ok, je pars!... vas-y, continue tout seul ton délire! et dis bonjour à ta mère! arrh arrh arrrrrhhhhh (il part, et sans demander son reste, je vais vous dire!)

non mais!

bon, excusez-moi de m'être emporté, j'ai du vous paraître un peu bête féroce, là, surtout pour un bouffeur de yaourt, mais parfois il faut savoir taper un grand coup sur la table pour se faire respecter!

moi, je voulais vous parler d'un petit truc trop drôle! il faut à tout prix que vous alliez voir ce petit lien sur des petits clips de jeunes qui passent un oral... vraiment pas mal, à l'approche des dates fatidiques!

et puis il y a, mais ça c'est pour votre culture, le poème du cancre de jacques prévert, lu ici par serge reggiani, avec sa voix chaleureuse et son ton presque chantant, qui nous rappelle qu'il n'était pas qu'un chanteur, mais aussi un comédien...

enfin, n'oublions pas ce brave yvan, dans Art de yasmina reza (pièce que vous devez absolument voir, et au pire, lire - elle existe en livre de poche)... il n'est pas à proprement parler un cancre, mais c'est lui le moins doué des trois, à priori... et pourtant pas le moins apte à apprécier l'art les arts (au pluriel, ça a son importance)...

allez, sur ce...

mes respects, en harmonie
(même si je suis très déçu que personne n'ait laissé de commentaire sur mon post pro-aldo vegas!)

Posté par _mercutio à 01:33 - theatre en off - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 mai 2006

noir c'est noir

valladodidLe 10 mai a été choisi comme date de commémoration de l’esclavage. Si vous voulez trouver dans l’histoire une date rappelant le 10 mai, ne cherchez pas, il n’y en a pas. Comme l’expliquait Joseph N'Diaye, Conservateur de la Maison des esclaves de Gorée, vendredi dernier sur Europe 1, cela aurait été de toute façon impossible, puisqu’il n’y a pas eu un, mais de multiples esclavages, en Afrique, en Guyane, en Amérique du nord… pour ne parler que de l’esclavage des noirs !

C’est donc le jour où la loi dite Taubira (du nom de l’ancienne candidate à la présidentielle), passée il y a juste 5 ans, à l’unanimité dans l’hémicycle – chose suffisamment rare pour être soulignée – qui a été choisie…
bien sûr, cette partie de l’histoire, que les blancs aiment à oublier, nous ramènent aux livres d’Aimé Césaire et de 
Léopold-Sedar Senghor (dont nous fêtons le centenaire cette année), voire à La case de l’Oncle Tom, de Harriet Beecher Stowe.

Mais pour un comédien, ça nous ramène également à une pièce de théâtre très contemporaine, écrite par Jean-Claude Carrière, intitulée La Controverse de Valladolid… avec cette question qui fait s’affronter deux ecclésiastes en pleine inquisition, après la découverte du nouveau monde : les indiens sont-ils des hommes comme les autres ?

Malheureusement, d’après le code noir, instauré par Louis XIV, la réponse pour les noirs a été pendant des siècles « non »

Je suis pas amusant ? pô ma faute, quand j’essaie d’être pédagogique, je suis chiant.
c’est pour ça que j’essaie de l’être le moins souvent possible…

Allez, mes respects en harmonie

Posté par _mercutio à 13:13 - theatre en off - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 mai 2006

...sans casser des oeufs

le_roi_lion_6Imaginez une histoire où le héros serait fils de roi.

L’oncle du héros, un être vil et méprisable, inventerait une machination diabolique pour se débarrasser de ce souverain tellement aimé de son peuple.

Puis l’oncle tenterait de tuer le héros et deviendrait roi à son tour.

Le fantôme du père apparaîtrait  au héros pour lui dire d’aller le venger…

Le héros reviendrait et vengerait son père…

Ça vous rappelle quelque chose ? hééé nonnnnn, c’est pas le Roi Lion, c’est Hamlet, de William Shakespeare !

Bien sûr, les studios Disney n’ont pas vendu leur dessin animé comme une (très) libre adaptation de la pièce, ça n’aurait pas été vendeur !

Mais les comparaisons sont trop nombreuses pour être de simples coïncidences.

hamlet_yorik

Si je vous parle d’Hamlet, c’est pour inaugurer ma rubrique théâtre sur le blog… on reviendra donc régulièrement sur les œuvres théâtrales (y compris sur cette pièce) – et leurs petites histoires, pour rendre cet art plus démocratique…

Et sur ce, mes respects, en harmonie

Posté par _mercutio à 15:08 - theatre en off - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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